mardi 20 mars 2007

La manufacture Laflèche Frères

Article réalisé d'aprés le site "Famille Laflèche"

Maison fondée en 1840 et exploitée, à cette époque, par M. Boury, puis M. Sriber, elle est reprise en 1870 par Jules Laflèche. Elle a pour obj
et la fabrication et la vente de tissus élastiques, bretelles, jarretelles, ceintures.

En 1898, Jules et son fils Henri sont associés en noms collectifs sous la raison sociale Jules Laflèche & Fils. La société est alors située 48, boulevard de Sébastopol pour la vente, et 168 boulevard de Charonne pour la fabrication. En 1908, prorogeant la durée de la société pour 20 ans, Jules adjoint à son fils Henri un troisième associé : son fils René, la raison sociale devenant Laflèche Frères & Cie. Un troisième fils, Pierre, y sera également associé en 1915, la dot de son mariage ayant été en partie injectée dans l'entreprise.

Jules Laflèche décède en 1917, alors que Pierre et René Laflèche sont en captivité. Ce sont donc Henri Laflèche et Octave Millardet qui s'occupent des affaires courantes. Mais ils laisseront la place en 1918 à René et Pierre. En 1924, la société devient les Etablissements Laflèche Frères, Société Anonyme au capital de 4.000.000 de francs.

En 1910 le siège commercial est situé au 69 rue de Réaumur
C'est en 1906 que la Maison Laflèche transfert la fabrication du 168 boulevard de Charonne à l'usine de Roisel. D'une blanchisserie construite en 1900, Jules avait fait l'acquisition des bâtiments et des dépendances en 1906. "Cette maison a toujours suivi une marche ascendante, le chiffre d'affaires a augmenté progressivement. Elle s'est toujours attachée à augmenter de plus en plus la fabrication"

L'usine possédait un matériel de fabrication de tissus et lacets élastiques, avec ses préparations, métiers à rubans, bobinoirs, apprêteurs. En 1910, elle était déjà équipée de 80 grands métiers de tissage et de 15.000 fuseaux pour la fabrication des lacets élastiques et faisait ainsi partie des plus importantes maisons dans l’industrie des tissus élastiques.

La maison Lalfèche a ainsi vendu ses produits sous différents noms de marque : La fléchette, Laflèche, Tropique, Sagitta, LF, Maximum, Gulf Stream, Estival. "Ses différentes marques sont bien connues et prouvent que cette maison a toujours montré le chemin pour l'évolution de la mode et l'adaptation de ses produits au goût moderne" (in Rapport du groupe XIII D, Industries accessoires du vêtement, René Laflèche, vice-président de la chambre syndicale des Fabricants de tissus élastiques était le rapporteur de la classe 86C – section D – Tissus élastiques – caoutchouc manufacturé ; c'est donc lui l'auteur de cette citation !).
En 1914, au moment de la mobilisation, l'installation de la fabrique de tissus élastiques était terminée et l'usine en pleine activité. L'usine employait alors 250 personnes lorsqu'elle a été arrêtée. Elle a par la suite été détruite par explosifs et par incendies. La cheminée, construite en 1913, 40 mètres de haut, 1,70 mètres de diamètre a sauté avec.

Après guerre, une partie des installations a été reconstruite à la Chapelle-Yvon grâce au beau-père de Pierre, Léon Gueugnier. Ensuite, avec les dommages de guerre, une usine a été reconstruite à Roisel en 1923.

A l'Exposition Universelle de 1935, la Maison Laflèche avait un stand.

Sur cette photo, de gauche à droite, René Laflèche, Marie-Louise Laflèche, X, Antoinette Boudin, X, Monique Laflèche, Madeleine Maseau, X, Pierre Laflèche.

N'oublions pas aussi que la maison Laflèche pouvait faire preuve d'innovation. A l'exposition universelle et internationale de Paris en 1900 étaient remarqués ses appareils extenseurs "établi pour les amateurs d’exercices physiques qui n’ont pas à leur disposition les agrès des salles de gymnase. Ces appareils, fort bien imaginés, suppléent aux haltères et aux anneaux ; ils ont, de plus, cet avantage de ne demander aucune installation coûteuse : un simple piton vissé dans le mur constitue l’attache indispensable pour procéder aux évolutions qui développent la force musculaire et entretiennent la souplesse des membres."
La caoutchouterie Laflèche Frères, 69, rue Réaumur, survivra péniblement pendant une petite quinzaine d'années après la seconde guerre mondiale. Elle sera liquidée avec les honneurs, c'est-à-dire sans dettes et avec un petit pécule en 1961.
Une anecdocte mérite tout de même d'être relatée : avant la première guerre mondiale, Jules Laflèche rencontrait régulièrement Edouard Michelin au syndicat des industries du caoutchouc. Celui-ci, alors en délicatesse avec ses banquiers, proposa à Jules de revendre son affaire et de s'associer avec lui. Jules lui aurait répondu que la voiture continuerait de décimer les familles alors que les hommes porteraient toujours des bretelles !
La Maison Laflèche a toujours appartenu simultanément à différentes chambres syndicales, tant dans le caoutchouc que dans les industries accessoires du vêtement. Elle a d'ailleurs été le représentant des tissus élastiques qui est resté le plus longtemps dans le syndicat du Caoutchouc, en ne le quittant qu'en 1938. Voici les deux encarts publicitaires successifs qui sont parus dans la revue générale du caoutchouc, le premier entre 1923 et 1926, le second entre 1929 et 1933.






mardi 27 février 2007

Albert à Chaudeboeuf

Deux documents témoignant du travail d'Albert Strée à Chaudeboeuf pendant la guerre :

(Cliquez pour agrandir)

lundi 26 février 2007

Soeur Léontine à chaudeboeuf, fin juillet 1944

Article trouvé par Monique sur :

Pendant la dernière guerre, les Sœurs de la clinique St Joseph de Fougères, ainsi que le Dr Strée, ont dû se replier sur Chaudeboeuf, à une quinzaine de kilomètres de là.
Partout les FFI sont sur le pied de guerre, notamment dans les environs de Chaudeboeuf. Quand arrive le soir, ils sèment la terreur partout.

C'est ainsi que le 30 juillet 1944 au soir, on nous amène une de leurs victimes : Mr X. qu'ils ont roué de coups et couvert de blessures. Le blessé ayant "fait le mort", ses agresseurs l'ont abandonné. Il est alors recueilli par des passants qui ont perçu ses plaintes et l'amènent à Chaudeboeuf où il reçoit les meilleurs soins ; il est ensuite installé dans la salle des hommes.

Le lendemain, un autre blessé arrive. Il devient bientôt suspect et refuse de donner son identité. Toute l'équipe du Dr Strée pense qu'il s'agit d'un espion ou d'un FFI…
Les soins terminés, il est conduit dans le lit voisin de Mr X.

C'est bien un FFI du groupe qui a attaqué Mr X. Alors, les visites de ses compagnons se succèdent pour faire des enquêtes, jetant des soupçons sur les blessés.
Un matin, dès 7h, cinq d'entre eux ont réussi à s'introduire armés dans la salle.

Prenant son courage à deux mains, Sr Léontine, blême, tremblante, mais inflexible, va au-devant d'eux, les oblige à sortir et à se désarmer sur-le-champ.

Un jour, une peur terrible envahit toute la salle. Les malades sont questionnés et se sentent surveillés, car les FFI ont reconnu Mr X. qu'ils croyaient avoir tué. Ils veulent s'en emparer… Mr le Dr Strée, informé, s'y oppose formellement, disant qu'il ne livrera le blessé qu'aux autorités légitimes et leur ordonne de sortir immédiatement, en décidant que Mr X. serait isolé et mis sous clé… En pleine nuit, il est transporté dans une pièce de la boulangerie, sous la surveillance des FFI.

Durant 3 jours, Mr X. est resté dans cette prison. La Sœur Supérieure et Sœur Léontine allaient lui porter ses repas et lui donner les soins. Le pauvre homme était très anxieux, se préparant à une exécution envisagée en toute objectivité.

A chaque visite des deux sœurs, il demandait de prier avec lui, et, seul, il priait beaucoup. Il exprima le désir d'avoir un chapelet… Sr Léontine lui donna le sien. "Ce monsieur inspirait une grande compassion" rappelle Sr Léontine. "Les nuits étaient terribles pour lui. Il avait perdu le sommeil, en proie à de continuelles frayeurs. Les moindres bruits lui paraissaient suspects ; il croyait entendre les pas de ses "assassins", ou bien il se figurait qu'ils allaient défoncer le plancher du grenier au-dessus de sa prison pour venir le tuer. "Allez voir au grenier, disait-il, ils sont là…" ou "Restez avec moi. Quand vous êtes là, je n'ai pas peur, je suis heureux !". Pour lui faire plaisir, Sœur Supérieure et Soeur Léontine, armées de bâton, montaient au grenier pour inspecter les lieux. Il est vrai que, de temps à autre, les FFI se faisaient ouvrir la porte pour s'assurer de la présence de leur prisonnier.

Au 3e jour de cette réclusion, arrive à toute allure une camionnette sur laquelle était dressée une sorte de potence ; deux gendarmes et trois FFI en descendent. Ils somment le Dr Strée et les Sœurs d'ouvrir la porte. Ils s'emparent du pauvre prisonnier qui, plus mort que vif, sanglote et serre une dernière fois la main du Dr Strée.
Fiers de leur conquête, ils repartent à toute allure, laissant tout le monde atterré, persuadé que le pire est arrivé et qu'on ne reverra jamais plus Mr X.

Mais voici que quelques mois plus tard, Mr X. est venu à la clinique. On apprend à cette occasion que Mr X . a été libéré quand les FFI se sont rendus compte qu'il n'était pas l'homme qu'ils recherchaient, mais un simple réfugié. Il veut remercier, et rapporter le chapelet qui lui avait servi pendant sa captivité à Chaudeboeuf, puis à Fougères où il avait été emprisonné. Il pleurait en remettant le chapelet. " C'est que, dit-il, si je vous le rends, il ne me reste plus aucun souvenir ! ".

Bien volontiers, Sr Léontine lui fit cadeau de l'objet qui lui était si cher !…


mercredi 7 février 2007

Bienvenue sur le Blog Stree - Laflèche !

Il est tout beau, il est tout chaud ! C'est le Blog de la famille Strée Laflèche.
Il a été créé pour renforcer les liens qui unissent notre famille.
Publiez vos commentaires, vos articles, vos vidéos... tous les contenus familiaux sont les bienvenus.

Antoine

samedi 3 février 2007

Interview de grand mère sur les bombardements à Fougères

Une interview vidéo de grand mère réalisée par le collège "Les cotterets", dans laquelle elle raconte la vie à Fougères durant les bombardements de juin 1944.




mardi 30 janvier 2007